Les quatre morts de Marie

Les quatre morts de Marie

De Carole Fréchette - Mise en scène par François Ha Van

Marie nous le dit, à toute vitesse : elle va mourir devant nous, quatre fois.
Mais surtout elle nous émerveille, autant dans sa folle joie de petite fille que dans ses désillusions futures.
Elle rit, elle pleure, elle embrasse , elle court : la vie explose sur scène avec Marie.

Quatre tableaux, quatre univers différents et aussi, un intérieur de maison, l’extérieur avec le chemin de l’école de Marie au premier tableau, un terrain vague, l’intérieur d’une camionnette, et puis… l’océan.

Pour tenter d’être fidèle à l’écriture de Carole Fréchette, Sarah Heitz-Menard, notre scénographe à conçu un décor très épuré et a conservé le strict minimum pour signifier les différents lieux de la pièce.
En effet, tout est présent sur le plateau dès le début de la pièce, et il ne s’agit ensuite que de mouvement, de déclinaison, comme agit la pensée, la mémoire, sur nous.

Au premier tableau, l’intérieur est signifié par du linge qui sèche, deux cordes à linge traversent le plateau, une table, une chaise, un tabouret, et quelques éléments essentiels au texte de Carole Fréchette : une baignoire, le miroir, sans glace, la radio, le magnétophone. Certains objets sont surdimensionnés, comme les enfants les croient ou les voient…
Ensuite avec la lumière, nous avons « sculpté le plateau », afin de délimiter celui-ci en différentes zones et de résoudre la question que pose ce texte : la simultanéité de l’intérieur et de l’extérieur dans la même scène. Parfois, les objets bougent « magiquement », grâce à un système que le spectateur ne perçoit pas, de façon à intégrer l’imaginaire, la mémoire, et aussi la rapidité de l’écriture de Carole Fréchette.

Au deuxième tableau, les cordes à linge vont se mouvoir, « magiquement » encore.
Alors, apparaît la camionnette. Ce tableau est riche en images : Marie brûle son effigie, une poupée qui lui ressemble, et la lumière bleutée nuit confère à une ambiance très étrange, transitionnel sur le parcours de Marie.

Au troisième tableau, suite à « l’explosion », s’opère un changement de décor relatif à celle-ci : dans une extrême énergie, les comédiens « construisent » le nouvel univers de Marie, l’intérieur de la camionnette. Mais il ne s’agit encore que de mutation, les cordes à linge délimitent un nouvel espace, la camionnette se rapproche du spectateur, nous rentrons plus à l’intérieur de l’univers de Marie.

Enfin, au quatrième tableau, celui de l’extrême solitude de Marie, tout reste en place, mais le noir transitionnel entre le troisième et quatrième tableau permet au comédiens de préparer « le désastre », et Marie rame sur l’océan, sa barque étant sa petite baignoire du premier tableau. Et, elle rame, seule sous la pluie, qui provient des cintres, et dont la source est cachée par une lumière en contre-jour. Autour d’elle, l’ensemble de « ses objets » est toujours là, pour répondre encore une fois à la récurrence dictée par Carole Fréchette.


Durée : 1 h 30

Scénographie : Maïa Malliarakis, Margot Derouche, Sarah Heitz-Ménard, François Ha Van

Lumières : François Ha Van

Musique : Nicolas Teuscher

Avec :

Marie : Célin Jorrion
Simone, Sylvette : Julie Quesnay
Pierrot, Pierre, et Pierre-Jean : Guillaume Tagnati ou Fabrice Leroux
Théo, Thomas : Sylvain Savard
Louis : Rafaël reves

Ils en parlent :

« Quatre morts correspondant aux quatre âges de la vie. Quatre tableaux pour dire les espoirs et les désillusions successifs. Quatre univers à la fois réalistes et oniriques pour raconter un parcours singulier qui pourtant trouve un écho en chacun de nous. »

La Marseillaise

« Entre vie et mort, rire et émotion, Marie (Céline Jorrion) fera chavirer votre coeur »

Vauclusematin.com

« Les Quatre Morts de Marie est une pièce touchante, un moment de joie offerte par des acteurs étonnants. Les vies inventées de Marie Simpson sont de petites fables à découvrir. »

www.ruedutheatre.eu

« Marie nous le dit, à toute vitesse : elle va mourir devant nous, quatre fois. Mais surtout elle nous émerveille, autant dans sa folle joie de petite-fille que dans ses désillusions futures.  »

www.theatrotheque.com

« Un très bon moment de théâtre poétique, illuminé par une comédienne hors pair »

L'étoffe des Songes - Blog Théâtre d'Emma

« Soudain, face à la scène, il n’est plus resté que des hommes et des femmes subjugués.  »

Les Trois Coups

« Une pièce forte d’où point une petite nostalgie tenace de rêves d’enfant jamais réalisés. »

FROGGY'S DELIGHT